Vendredi 20 janvier

Bonjour,

Mercredi, j’ai dialogué avec des chauffeurs présentés par les organisations. Principaux sujets: leurs revenus et leurs conditions de travail. J’en ai rendu compte dans mon billet de ce jeudi matin.

Jeudi, j’ai visité le centre d’accueil des chauffeurs d’Uber à Aubervilliers et le siège de Chauffeur Privé à Issy les Moulineaux.

La visite chez Uber a été consacrée à échanger avec des chauffeurs venant pour traiter différentes difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leur activité. J’ai pu observer le travail auprès d’eux du personnel d’accueil d’Uber  

Je retiens plusieurs éléments de cette visite:

D’abord, les chauffeurs venant consulter sont très nombreux, ce qui signifie que sont également nombreux les sujets pour lesquels ils ont besoin d’un contact direct avec la plateforme.Ensuite, l’accueil est de qualité: locaux spacieux et modernes, parcours facilement lisible, personnel d’accueil… accueillant.

Enfin, le nombre important et la diversité des questions qu’ils posent reflètent la complexité des situations auxquelles ils sont confrontés : accès au métier, formation, examen, déconnexion, changement de véhicule, de capacitaire….. Et je suis sûr qu’en près de trois heures sur place je n’ai pu prendre connaissance que d’une partie des questions qui se posent ! 

J’ai eu conscience des soucis, pour ne pas dire des angoisses, qui peuvent être ceux de chauffeurs confrontés à des problèmes, notamment administratifs, insurmontables s’ils doivent les affronter seuls.

J’en retire une conclusion: devant la complexité des méandres administratifs et des circuits économiques, les chauffeurs ont besoin de disposer d’une assistance administrative et technique sans laquelle un homme isolé peut être vite dépassé. 

La visite chez Chauffeur Privé, l’après midi, fut d’une nature différente.

Les échanges avec les responsables de cette plateforme ont porté sur le modèle de revenu des chauffeurs. 

Cette visite m’a permis de rencontrer les responsable des différents services de la plateforme: 

– service technique, au sein duquel j’ai compris combien pouvait être complexe l’application, en perpétuelle évolution.

– au service marketing j’ai observé la démarche continue d’amélioration du service client.

– et au service commercial les conditions de réponse aux appels d’offre.

– enfin, le service exploitation m’a rappelé ce que j’ai connu naguère à la RATP.

J’ai aussi pu parler avec quelques chauffeurs venus s’inscrire sur cette plateforme: leur souhait est de pouvoir se connecter à plusieurs plateformes pour améliorer un revenu jugé insuffisant.

Première réunion plénière 

Aujourd’hui vendredi se tient la première réunion plénière de la médiation rassemblant plateformes et associations de chauffeurs. Elle porte sur les modèles de revenus et la durée de travail des chauffeurs. 

En prévision de cette réunion les plateformes m’ont transmis, comme je leur avais demandé, les chiffres précis où les estimations dont elles disposent au sujet des revenus et des charges des chauffeurs. 

Ces éléments montrent que les situations peuvent être très diverses. 

Il apparaît une différence entre les chauffeurs débutants ou peu expérimentés et ceux disposant d’une connaissance fine du métier et possédant des « trucs » leur permettant d’accroître leur revenu horaire et de maîtriser leurs charges.

Cette forme de professionnalisme liée tant à l’expérience qu’à un sens pratique des bons horaires et des bons lieux est-il une condition pour que le métier de VTC soit viable? Vos commentaires m’intéresseraient. 

Ce sera un des sujets que nous aborderons demain dans un effort pour cerner les situations réelles mais très diverses des chauffeurs VTC, les causes de cette diversité et les facteurs pouvant contribuer à la viabilité du métier. 

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5 réflexions sur “Vendredi 20 janvier

  1. Bonjour.
    Comme ancien responsable de la RATP,vous osez dire que les anciens disposent de 《trucs》
    Sue veut dire truc pour un haut fonctionnaire ? Vous savez bien que c’est de tricherie et la liberté de sortir en plusieures plages horaires pendant que les taxis sont condamnés par vos règles.
    De quel droit létat se mêle de ce genre de problème qui doit être traité dans un tribunal administratif?
    Est ce que vous voulez porté sur votre conscience le mal que vous faites aux 60000 taxis.
    Peut-être aussi que vos responsables et une bonne partie de nos hommes politiques ont un intérêt avec ces plates-formes?
    Vous voulez aussi parler de la création d’emplois. Il s’agit de la précarité sans couverture. Et vous êtes entrain d’aider une multinationale qui ne vous respecte pas et qui ne paie pas d’impôt.
    Bravo la France.

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  2. Bonjour Monsieur Le Mediateur
    Votre questions:
    Cette forme de professionnalisme liée tant à l’expérience qu’à un sens pratique des bons horaires et des bons lieux est-il une condition pour que le métier de VTC soit viable? Vos commentaires :
    1_Le Back-office dispatch des plates-formes disposent d’outils permettant la classification d’un chauffeur .ce qui veut dire qu’un chauffeur peut être favorisé en + OU –
    2- le lieu d’affection d’une course à un chauffeur n’est connu qu’après acceptation.la distance peut être de 500m à 7kms
    3-les conditions de circulation sont extrêmement importante.avant juin 2016 une course moyenne est de 4.5 kms pour 25 mn de temps de trajet course, à ce jour elle est à 6.8 kms pour 45 mn de temps trajet en conduite légale et sécurisée
    3-les centrales gèrent la répartition geographique des chauffeurs par là majoration des prix de course sur une zone donnée.afflux et reflux augmentant les charges et 80% des courses ne sont pas majorées pour des raisons diverses (arrêt inopiné de la majoration, privilégiés accordés aux clients)
    -4 forte presence et concentraction de chauffeurs sur les arrondissements 1-2-5_6-8-9-11_15_16. La carte de présence chauffeur et demande des client , fournit les enseignements de dispatching aux centrales
    – 5 les horaires pertinents de travail: connus de tous les chauffeurs. La difficulté est l’AMPLITUDE à leurs consacré.un état des accidents par VTC ou Loti renseigne sur le Nbr heures de travail. Attention la connection à une application est une chose, il faut ensuite être enligne. Les centrales prennent en compte que le « temps en ligne »
    6- les prix de vente sont un élément clé de la réussite. Le prix km est < à 1.05€ alors que le compte de charges complet (y compris amortissement et congés) indique 2.20€/km pour un salaire SMIG
    La variable d'ajustement est donc l'amplitude de travail maximale
    7- demander à lire les CGU et de partenariat.Édifiant!

    Je vous remercie pour le haut niveau de votre implication à résoudre les difficultés du métier. Je suis également disponible pour une audition si nécessaire.
    Meilleurs voeux 2017

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  3. Monsieur Le médiateur,

    À la question posée si l’argument avancé par les plateformes sur l’efficacité des chauffeurs débrouillards dans le choix des horaires et des lieux pour plus de performance, est il pertinent?
    je répond :

    1- actuellement l’offre des plateformes se concentre sur des créneaux horaires calqués sur les horaires de déplacements des clients actifs vers et au départ de leurs lieux de travail.
    3 h = 6:30 – 9:30 matin
    3 h = 17:30-20:30 fin de journées.
    Ensuite on peut s’intéresser à l’activité en soirée qui est très aléatoire. Elle dépend du jour de la semaine et de la saison. Cette activité en soirée commence plus ou moins tard et dure entre 2 et 4 heures. Avec possibilité de coupure 1 heure entre début et fin de soirée).
    Donc obligation de rester 4 heures en soirée si l’on veut rester efficace.
    Par conséquent, l’efficacité des petits malins débrouillards parmi les chauffeur selon les plateformes, les obligent à travailler 10 heures minimum réparties en 3 périodes d’activités rentables :
    3h matin
    +3h fin journée
    + 4h en soirée (aléatoire)

    Ce travail de 10h (connexion 12heures) est exécuté sur une amplitude horaire pouvant aller jusqu’à 18h (6:30 – 24:30) par exemple. Voire plus dans certains cas. une coupure de 6h due à l’absence d’activité entre 11:00 et 17:00
    Les week-ends échappent à ces règles. D’autres pratiques sont conseillées.

    EN RÉSUMÉ :
    Un chauffeur débrouillard et efficace doit travailler en moyenne 10 heures par jour, être connecté 12 heures sur une amplitude de 18 heures.
    06:30 – 09:30 MATIN
    17:30 – 20:30 APM
    20:30 – 00:30 SOIREE

    2- un problème se pose.
    Les plateformes incitent les chauffeurs à choisir ces créneaux horaires et Les dirigent tous vers des zones géographiques précises. Il en résulte un SURNOMBRE de chauffeurs par milliers qui circulent à ces heures sur ces lieux. Ils se font concurrences et se trouvent sous pression avec une rentabilité horaires compromise. Le seul avantage pour les plateformes c’est d’augmenter la disponibilité des chauffeurs pour les clients et d’écourter le temps d’approche. C’est la théorie de la saturation du terrain. Et plus les plateformes se font concurrence plus ce phénomène s’amplifie jusqu’à l’aberration. Avec les conséquences que l’on connaît. Comme La baisse des tarifs étant seul argument pour faire concurrence, dès lors où La disponibilité est largement acquise avec 3 minutes d’attente client comme objectif réalisé garantie à l’intérieur de paris à ses heures de rush.

    En résumé on a déversé des voitures en surnombre sur le terrain. On les a concentrée sur des créneaux horaires et sur des zones géographiques pour aboutir à une offre la moins chère et la plus performante possible.

    Tant mieux pour l’usager.
    Mais tant pis pour les chauffeurs, leur revenus et leurs conditions de travail.

    Mr le Médiateur,

    Ce qui se passe est un drame. Un chauffeur ne peut pas voir ces enfants ni profiter de ces weekends ni s’offrir des vacances ni dormir ni tomber malade ni se soigner, ni contester…
    Un chauffeur ne doit pas vivre s’il doit répondre aux règles de l’efficacité et de la rentabilité a minima imposées par le système des plateformes. Mais elles continuent à gagner tres bien avec une rentabilité record jamais inégalée dans ce secteur.

    Mr le Médiateur

    Un chauffeur à Le droit de travailler normalement avec des horaires normaux et de vivre de son travail.

    Je suggère de faire en sorte que le chauffeur puisse travailler au choix. soit Le matin et après midi. Soit après midi et soirée. Pour Gagner en 8 heures de travail par jour et en 40h par semaine l’équivalent de 1,2 Le SMIC net minimum après charges. Sachant que l’amplitude est de 12h par jour. Un calcul rapide me fait dire que les tarifs doivent être au moins 50% supérieur à ce qu’ils sont actuellement pour atteindre ce minima.

    Par ailleurs, La formule qui dit:
    TROP DE VTC TUE LE VTC.
    est parfaitement vérifiée. Il faudra désormais en parallèle limiter le nombre et l’accès au métier pour ne plus risquer Le cahot imposé par uber.

    Bien à vous
    Marc H.
    Collectif UVTC.

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  4. Monsieur Le médiateur
    Permettez moi de partager ce constat que j’ai duffusé à Les collègues chauffeur et qui explique comment Le model d’uber nous escroque.
    —————
    Uber commissions et RSI, TVA, FISC et indemnités journalières maladie…
    L’ESCROQUERIE DU SIÈCLE

    Attention au calcul et au montant retenus par le RSI. C’est confus mais sachez qu’on est artisan ou commerçant:

    – fiscalement Le montant retenu pour les revenus VTC artisan = 70% du CHIFFRE D’AFFAIRE RÉALISÉE EN PRESTATION DE SERVICE
    (Le montant retenu du revenu du commerçant = 50% du chiffre d’affaire)

    ———–
    Cas d’un VTC artisan typique:

    S’il doit déclarer un CA de 36000€ par an il cotise 27% au RSI = 9720€ par an.
    Vis à vis du fisc son revenu net imposable n’est que de 25200€.
    En cas de maladie Le RSI indemnise théoriquement sur cette base de 25200€ x 1/730= 34,5€ par jour DE MALADIE

    OR
    LA RÉALITÉ du CA avec uber 36000-9000€(25%)
    = 27000€ perçu réellement.

    Donc vous payez des cotisations RSI sur 9000€ à la place d’uber environ 2430€ par an.
    Et vous payez aussi des IMPOTS sur 6200€ que vous n’avez pas perçu comme revenu.

    DE PLUS.
    l’indemnisation RSI démarre au 8eme jours de maladie. Avant c’est pas indemnisé.
    Et pire encore si c’est votre 1ère année d’activité Le RSI n’indemnise pas sur la base de 27000€ mais divise par 3. Car c’est la moyenne sur les 3 dernières années qui sert au calcul.
    Donc RSI RETIENT que 9000€ de revenu et vous indemnise seulement 9000/730= de 12,4€ environ par jour pour maladie

    Le système est complètement pourri. Avec Uber et les plateformes on peut très justement parler d’escroquerie notoire car vous payez pour Uber sur 9000€ de commission: 900€ La tva 10%
    2430€ Des charges rsi 27%
    1000€ Des impôts sur le revenu si vous vivez seul.

    Est ce que vous comprenez le modèle d’uber appliqué dans le monde entier.
    0 taxes
    0 charges
    0 impôts
    0 salariés.
    C’est une pompe à fric qui siphonne l’épargne et la valeur ajoutée d’une activité dans le pays.
    Ils font payer au travailleurs qui utilisent le service. Avec les yeux fermés des gouvernements.
    C’est un monde à l’envers: Le travailleur paie les charges et Les impôts du patron. Trop fort.

    C’est ce que je dénonce.
    C’est la plus grande ESCROQUERIE de tous les temps.

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